L'acide vif grésille dans ma poitrine
Dévorant le c½ur de mon âme en sa chair.
Supplice contraint à l'exil de se taire.
En vain mon corps expulse en déchirement,
Coups sur coups massacré inlassablement,
Sous l'emprise du mal au visage rieur
Jouant de multiples facettes de tueur.
J'agonise tel un cadavre balafré
Damné à vivre son reflet défiguré,
Prisonnier de l'engrenage destructeur
D'un bourreau tortionnaire vide de c½ur.
Près de moi respire cette brume au teint pale
Qui m'enveloppe de sa froideur glaciale,
Telle une mère infiniment attentionnée
Serre son enfant tendrement pour l'étouffer.
assassine
